18h32 CET
14/03/2026
Rien ne va plus pour l'Inter Milan: battus par l'AC Milan dans le derby du week-end dernier (1-0), les Nerazzurri, remontés contre l'arbitrage, se sont faits surprendre à domicile par l'Atalanta (1-1) samedi lors de la 29e journée du Championnat d'Italie.
Il y a encore six jours, l'Inter caracolait en tête de la Serie A avec dix points d'avance, et pouvait écoeurer, sans doute définitivement, la concurrence avec un succès contre le Milan.
Mais la semaine s'est mal passée pour les Nerazzurri. Ils se sont encore inclinés dimanche dernier contre leurs grands rivaux qu'ils n'ont plus battus depuis avril 2024 et, samedi, ils ont laissé filer deux points de plus.
Résultat, ils sont certes toujours leaders avec 68 points, mais leur avance qui aurait pu grimper jusqu'à 13 points, n'est plus que de huit points et pourrait même se réduire à cinq unités si l'AC Milan (2e, 60 pts) s'impose face à la Lazio dimanche à Rome.
Et pour ne rien arranger, l'Inter sera privé de son entraîneur Cristian Chivu au moins pour son prochain match. Le technicien roumain a en effet été exclu après être sorti de ses gonds suite à une décision arbitrale.
En tête depuis la 26e minute et un but de son prodige Francesco Pio Esposito, son équipe a concédé le but de l'égalisation (82e) sur une action litigieuse selon Chivu et ses joueurs.
- Chivu exclu -
A la lutte avec Denzel Dumfries, sous pression juste devant sa surface de réparation, Kamaldeen Sulemana aurait récupéré le ballon en faisant trébucher le milieu défensif néerlandais.
Si Yann Sommer a pu détourner la frappe de Sulemana, le gardien suisse n'a rien pu faire quand le ballon est revenu dans les pieds de Nikola Krstovic, qui, seul dans la surface, n'a eu aucun mal à le tromper.
Malgré les protestations des joueurs de l'Inter, l'arbitre Gianluca Manganiello a aussitôt validé le but, pour la plus grande incrédulité de Dumfries et pour la plus grande colère de Chivu. L'entraîneur a voulu entrer sur le terrain pour dire son fait à l'officiel qui l'a aussitôt exclu avec un second avertissement.
La colère de l'Inter et de ses tifosi a également été attisée par une autre décision de M. Manganiello qui a refusé de siffler un penalty dans le temps additionnel pour une faute dans la surface sur Davide Frattesi.
A l'issue de la rencontre, des joueurs se sont précipités autour de l'arbitre pour lui demander des explications, mais aucun joueur ni dirigeant ne s'est présenté devant la presse pour commenter ce match.
Même si ce nul ne fait pas les affaires de l'Atalanta, toujours 7e (47 pts) à quatre points de la 4e place, la dernière qualificative pour la Ligue des champions, son entraîneur ne cachait pas son soulagement, quatre jours après la déroute de son équipe contre le Bayern Munich (6-1) en 8e de finale aller de la Ligue des champions.
"C'est une semaine difficile, mais la réaction et l'état d'esprit m'ont beaucoup plu", a insisté Raffaele Palladino.
Le champion en titre Naples a été mené devant son public par le mal classé Lecce (16e, 27 pts) dès la 3e minute, avant de s'imposer 2 à 1 et de consolider sa 3e place avec 59 points, soit huit de plus que Côme (4e, 51 pts), opposé à l'AS Rome (5e, 51 pts) dimanche.
Le match a été longuement interrompu lorsque l'attaquant zambien de Lecce Lameck Banda, touché à l'abdomen, a fait un malaise. Il a ensuite été évacué sur une civière après avoir rapidement repris conscience.